Cette page du journal est une liste de corrections, celles des premières épreuves. J’avais déjà corrigé le texte deux fois, les mois précédents, en me fondant sur les annotations de Brigitte Giraud. Lorsque je lui ai envoyé mon manuscrit, en juillet 2009, le texte en était par ailleurs à sa seconde version.
Il s’agit donc, ce 14 mai, de la quatrième vague de corrections, sans compter celles qui ont eu lieu lors de l’écriture même : je retravaille en effet chaque passage en le liant systématiquement au précédent et même, en reprenant sans cesse tout le texte depuis le début à voix haute (c’est pourquoi, à la fin, je connais les premières pages de mes livres par coeur).
On trouve dans le cahier gris des interrogations sur les sauts de ligne, un ajout de parenthèse, la disparition d’un adverbe, la suppression de plusieurs phrases et de nombreux doutes sur les modifications précédentes. Cette étape consiste surtout, en réalité, à corriger les anciennes corrections…
Une autre question se pose : épigraphe, oui ou non ? Vais-je conserver en exergue une citation de Jacques Roubaud tirée de « Quelque chose noir », qui me frappe chaque fois que j’ouvre le recueil ? A ce moment-là, je pense que oui.