J-3, c’est le week-end, il fait un temps splendide, tout s’accélère : l’arrivée du Matricule m’a valu quelques jolis mails, mon attachée de presse semble penser qu’il y aura d’autres articles, un message de Christine Jeanney m’annonce qu’elle a mis en ligne, sans attendre le jour de la parution, son article sur Franck. Bref, petit nuage en perspective.
Seule aux Buttes en haut d’une pelouse en pente, je regarde un jeune type chauve, de dos, qui s’est placé avec son ordi sous un arbre au centre. Pour avoir testé la place, je sais que ce n’est pas la peine : on ne voit rien de l’écran, trop de reflets. Est-ce qu’il s’acharne ? Non.
La pelouse est noire de monde. Je m’allonge, Portishead, PJ Harvey (oui, encore) face au ciel.
Je pensais aux Oloé en entrant dans le parc (livre consacré aux endroits où lire où écrire, réunissant des textes mis en ligne mois après mois ainsi que des inédits, à paraître en avril), me demandais si je n’allais tout réécrire pour tout unifier. Quand ? Ben, maintenant, tiens.
Je regarde filer les avions, oiseaux. Me relève : le type a sorti un carnet, il écrit. Ca me plaît, ce support qui s’adapte au lieu.