Samedi 16 octobre, dans le TGV Paris-Le Mans

Posté le 4 septembre 2011

Un jour de soleil, partir sans billet, recevoir en cadeau un thé au citron auto-chauffant (si), entendre que l’un des cent cinquante auteurs présents dans le train est en dédicace dans le bar (du TGV, donc), tout ça en première, assise sur un fauteuil mauve à côté de Pierre (Fouillet, peintre et illustrateur jeunesse), c’est quand même assez drôle.

Pierre m’a prêté son Iphone, j’en profite pour mentionner sur Facebook la page 18 de Libé qui parle de la revue d’ici là et de D-Fiction (devenu depuis mon éditeur).

Sur le stand du salon du livre :

60 centimètres environ (l’équivalent de la largeur de trois mains) pour poser trois piles de Franck, une petite pile de Cowboy Junkies et juste la place d’une chaise. Je pensais lire un manuscrit, ou au moins l’un des deux livres des auteurs invités à la même table ronde que moi demain, mais impossible pour le moment. Il n’est pas tellement question de détailler les gens qui passent (il y a beaucoup de photographes aussi). Bruit effrayant, je ne sais pas si la migraine ne va pas guetter.

Quelle attitude avoir ? Regarder l’auteur qui dédicace en face et semble avoir une bonne tête ?

Ma voisine de stand, très jeune et speed, se fait prendre en photo sans problème par une photographe d’agence (ouf elle s’en va). Chanteuse, surtout, elle a l’air d’avoir 18 ans (en fait, non ; cultive simplement un côté femme enfant).

Il n’est pas question de ne rien faire pendant tout ce temps ; mais pour se concentrer… Je me rends vite compte que parler de son livre, ici, c’est comme vendre des poulets.

Un peu plus tard : mangé tôt, plus personne ou presque sur les stands, tant mieux, moins de bruit enfin. Le chapiteau où déjeuner était une vraie volière. Je me demande comment je vais tenir jusqu’à ce soir.

Un peu plus tard, encore. Je lis Sébastien de Jean-Pierre Spilmont, que je verrai demain ; regarde le type du Maine Libre qui à droite gonfle inlassablement des ballons (à la pompe, quand même) ; observe les gens, s’ils ne sont pas trop près ; suis passée voir Pierre, qui dessine et signe en jeunesse ; attends un journaliste radio qui m’a dit avoir lu mon livre, veut m’interroger.

Début d’après-midi, deux joies : un Cowboy dédicacé à un musicien-écrivain ; et Bernard Ruhaud est venu me voir, m’a invité à venir parler de mon livre à la Rochelle (ce qui se fera quelques semaines plus tard. J’en garderai un très beau souvenir).

17h : j’ai donc été interviewée en début d’après-midi pour une radio locale appelée Ornithorynque, par un journaliste amateur qui travaille en usine et interrogeait un auteur pour la première fois de sa vie. Très gentil, on est ressortis de là contents, tous les deux (c’était un moment assez étonnant. En fait il n’avait pas lu mon livre, pas en entier en tout cas, et me l’a avoué directement, ajoutant que la littérature, de toute façon, « lui hérissait le poil ». Moi, qu’il soit aussi franc, ça m’a fait rire et, du coup, nous nous sommes très bien entendus).

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